Comment poser une question en assemblée générale et forcer le dirigeant à répondre ?

Vous levez la main en pleine assemblée, vous posez votre question au gérant, il répond à côté ou élude d’un sourire — et vous n’avez aucun recours. C’est le scénario le plus fréquent, et le plus évitable. Parce que la question que vous avez posée à voix haute n’oblige juridiquement personne. Seule la question écrite, adressée dans les formes et les délais, contraint le dirigeant à répondre et laisse une trace exploitable.

L’associé minoritaire qui veut comprendre une opération douteuse, contester un choix de gestion ou préparer un contentieux dispose d’un droit précis, dont les modalités changent radicalement selon la forme de la société. Voici comment l’exercer vous-même, étape par étape et modèles à l’appui, pour qu’il serve à quelque chose — et à quel moment l’avocat devient vraiment utile.

Question écrite ou question orale : pourquoi seul l’écrit vous protège

La question orale posée en séance relève de la pratique, pas du droit. Le président de séance vous laissera parler, le dirigeant vous répondra peut-être — mais aucun texte ne sanctionne le silence ou l’esquive. Vous ne pourrez ni faire constater l’absence de réponse, ni en tirer la moindre conséquence juridique.

La question écrite, à l’inverse, est encadrée par le Code de commerce et le Code civil. Elle crée une obligation de réponse à la charge du dirigeant, elle est datée, elle est prouvable, et selon le mécanisme utilisé, sa réponse doit parfois être transmise au commissaire aux comptes. C’est elle qui construit le dossier. Si vous voulez un effet, écrivez — et conservez la preuve de l’envoi.

Qui peut poser une question, et à qui l’adresser

Le droit de poser une question écrite appartient en principe à tout associé, sans condition de seuil, dès lors qu’il s’agit de la question préalable à l’assemblée. La question s’adresse à l’organe de direction : le gérant en SARL et en société civile, le conseil d’administration ou le directoire en société anonyme, le président en société par actions simplifiée.

Le seuil de 5 % n’intervient que pour un mécanisme particulier — la question dite d’alerte sur la continuité de l’exploitation, en société anonyme. Partout ailleurs, une seule part ou une seule action suffit pour interroger la direction.

Poser une question dans une SARL

La question écrite avant l’assemblée annuelle

À compter de la communication des documents préalables à l’assemblée, tout associé peut poser par écrit des questions auxquelles le gérant est tenu de répondre au cours de l’assemblée (art. L. 223-26 C. com.). Le droit est ouvert à tout associé, quelle que soit sa participation, et la question n’a pas à se cantonner aux seuls points de l’ordre du jour : elle vise à vous éclairer sur la gestion en vue du vote.

Point décisif : la réponse est due en séance, pas avant. Le gérant n’a aucune obligation de vous répondre par retour de courrier. La jurisprudence admet même qu’une question complexe posée quelques jours seulement avant la réunion reçoive sa réponse peu après l’assemblée. Conséquence pratique : poser sa question à la dernière minute affaiblit l’associé, car le gérant pourra invoquer le délai pour différer. Adressez vos questions dès réception des documents.

Toute clause des statuts qui supprimerait cette faculté est réputée non écrite : le droit est d’ordre public, on ne peut pas vous en priver par avance.

La question d’alerte sur la continuité de l’exploitation

C’est le mécanisme le plus puissant, et le plus ignoré. Tout associé non gérant peut, deux fois par exercice, poser par écrit des questions au gérant sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. La réponse du gérant est communiquée au commissaire aux comptes (art. L. 223-36 C. com.).

L’intérêt n’est pas tant la réponse que sa transmission obligatoire au commissaire aux comptes, lorsqu’il en existe un. Vous ne posez plus une question : vous forcez un sujet sensible sur le bureau de l’auditeur, hors du contrôle du dirigeant. C’est exactement ce que cherche l’associé qui soupçonne une dérive sans pouvoir encore la prouver.

Poser une question dans une SA

La question écrite avant l’assemblée

Le régime est proche de celui de la SARL, mais les formes sont plus strictes. À compter de la communication des documents, tout actionnaire peut poser par écrit des questions auxquelles le conseil d’administration ou le directoire est tenu de répondre au cours de l’assemblée (art. L. 225-108 C. com.). Le droit appartient à tout actionnaire, sans seuil de détention, et porte sur la gestion et la marche des affaires de la société — il n’est pas cantonné aux seules résolutions de l’ordre du jour.

Les modalités sont précises et sanctionnées par l’irrecevabilité si elles ne sont pas respectées. Les questions doivent être envoyées au siège social par lettre recommandée avec avis de réception, ou par voie électronique à l’adresse indiquée dans la convocation, au plus tard le quatrième jour ouvré précédant l’assemblée, accompagnées d’une attestation d’inscription en compte prouvant votre qualité d’actionnaire (art. R. 225-84 C. com.).

Deux nuances à connaître. Le conseil peut apporter une réponse commune à des questions de même contenu. Surtout, la réponse est réputée donnée dès lors qu’elle figure sur le site internet de la société dans une rubrique questions-réponses : vérifiez le site avant de crier au silence, la société aura souvent satisfait à son obligation par cette voie.

La question d’alerte des actionnaires

Un ou plusieurs actionnaires représentant au moins 5 % du capital social peuvent, deux fois par exercice, poser par écrit des questions au président du conseil d’administration ou au directoire sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l’exploitation. La réponse est communiquée au commissaire aux comptes (art. L. 225-232 C. com.).

Même logique qu’en SARL : la force du dispositif tient à la transmission obligatoire à l’auditeur. La seule différence est le seuil de 5 %, qui peut être atteint en regroupant plusieurs minoritaires — pensez-y avant de renoncer parce que vous êtes seul en dessous.

Poser une question dans une SAS : le terrain statutaire

La société par actions simplifiée échappe largement aux règles d’assemblée des sociétés anonymes. L’article qui ouvre la question écrite préalable en SA, l’article L. 225-108, n’est pas applicable à la SAS : il figure parmi les dispositions expressément écartées par l’article L. 227-1 C. com.

Concrètement, votre droit de poser des questions en SAS dépend de ce que prévoient les statuts. S’ils organisent une procédure de questions écrites, suivez-la à la lettre. S’ils sont muets, vous ne disposez pas d’un droit légal autonome de questionnement préalable à l’assemblée : votre protection repose alors sur le droit de communication des documents sociaux et sur les mécanismes généraux du droit des sociétés. Le premier réflexe, en SAS, est donc toujours le même — relire les statuts et le pacte d’associés avant d’agir.

Poser une question dans une société civile (SCI comprise)

C’est, paradoxalement, le régime le plus favorable, et celui que personne ne met en avant. En société civile — donc en SCI — les associés ont le droit d’obtenir, au moins une fois par an, communication des livres et documents sociaux, et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles il doit être répondu par écrit dans le délai d’un mois (art. 1855 C. civ.).

Trois avantages décisifs sur les sociétés commerciales. La question peut porter sur toute la gestion sociale, pas seulement sur l’ordre du jour d’une assemblée. La réponse doit être écrite, et non donnée oralement en séance. Et elle est enfermée dans un délai d’un mois. Pour un associé de SCI familiale en conflit avec le gérant, c’est l’outil de transparence le plus direct qui existe.

Avant ou pendant l’assemblée : le bon moment et les bons délais

La règle se résume ainsi : en société commerciale, la question préalable se prépare avant l’assemblée mais reçoit sa réponse pendant ; la question d’alerte et la question en société civile se posent à tout moment et reçoivent une réponse écrite distincte de la tenue d’une assemblée.

FormeTexteQui peut poserDélai d’envoiQuand et comment la réponse
SARL — question préalableL. 223-26 C. com.Tout associéDès la communication des documentsOralement, en assemblée
SARL — alerte continuitéL. 223-36 C. com.Tout associé non gérant, 2 fois/exerciceÀ tout momentRéponse communiquée au commissaire aux comptes
SA — question préalableL. 225-108 C. com.Tout actionnaireAu plus tard le 4e jour ouvré avant l’AG (date d’envoi qui fait foi), par LRAR ou voie électronique + attestation d’inscriptionEn séance (ou par publication sur le site)
SA — alerte continuitéL. 225-232 C. com.Actionnaires détenant ≥ 5 %, 2 fois/exerciceÀ tout momentRéponse communiquée au commissaire aux comptes
SASStatuts (L. 225-108 écarté par L. 227-1)Selon les statutsSelon les statutsSelon les statuts
Société civile / SCIArt. 1855 C. civ.Tout associéÀ tout moment, au moins 1 fois/anPar écrit, dans le délai d’un mois

Comment poser votre question, étape par étape

Vous n’avez besoin de personne pour poser une question écrite : la procédure est entièrement à votre portée. Le rôle de l’avocat ne commence qu’après, si la réponse manque et qu’il faut passer à la contrainte. Voici la marche à suivre, dans l’ordre.

Étape 1 — Repérez la date de l’assemblée et le moment de la communication des documents. En SARL et en SA, le droit de question préalable s’ouvre « à compter de la communication des documents » qui précède l’assemblée d’approbation des comptes — soit environ quinze jours avant en SARL. Si vous ne recevez rien, réclamez la date par écrit : la société doit pouvoir vous renseigner. Pour la question d’alerte et la question en société civile, ce repérage est inutile, vous pouvez écrire à tout moment.

Étape 2 — Choisissez le bon mécanisme selon votre société. SARL : question préalable (L. 223-26) ou alerte continuité (L. 223-36). SA : question préalable (L. 225-108) ou alerte 5 % (L. 225-232). SAS : ce que prévoient les statuts. Société civile ou SCI : question sur la gestion sociale (art. 1855 C. civ.). C’est ce choix qui fixe le délai, le destinataire et la forme de la réponse — reportez-vous au tableau ci-dessus.

Étape 3 — Rédigez des questions précises et opposables. Identifiez-vous : nom, qualité, nombre de parts ou d’actions. Contrairement à une idée tenace, votre question n’a pas à se limiter aux points inscrits à l’ordre du jour : la question écrite vise à obtenir une information, pas à faire délibérer l’assemblée, et les textes (L. 223-26 et L. 225-108 C. com.) ne la cantonnent pas à l’ordre du jour. Formulez opération par opération, avec dates et montants quand vous les avez, en vous appuyant sur les documents communiqués et le rapport de gestion : une question vague appelle une réponse vague, une question chiffrée et ancrée dans les propres chiffres de la société force une réponse de même nature et rend l’esquive visible. Restez dans les limites du droit — ni propos diffamatoires, ni exigence portant sur des secrets d’affaires. Le nombre de questions n’est pas plafonné, mais des questions répétitives ou manifestement excessives peuvent être jugées abusives.

Étape 4 — Envoyez par lettre recommandée avec avis de réception. Même quand la voie électronique est admise, le recommandé reste votre meilleure preuve de date et d’envoi. En SA, deux canaux seulement sont valables : la LRAR adressée au président au siège social, ou la voie électronique à l’adresse figurant dans la convocation — l’huissier (commissaire de justice) n’est pas un canal prévu par le texte. Le délai est impératif, fixé au quatrième jour ouvré précédant l’assemblée, et c’est la date d’envoi qui compte, pas celle de réception : le cachet de la poste fait foi, une LRAR postée ce jour-là est valable même si elle arrive après. Joignez l’attestation d’inscription en compte, sous peine d’irrecevabilité. En SARL et en société civile, aucune forme n’est imposée, mais la LRAR reste le réflexe pour dater votre envoi.

Étape 5 — Suivez la réponse et conservez tout. En SA, vérifiez d’abord le site internet de la société : la réponse y est réputée donnée si elle figure dans une rubrique questions-réponses. Cette règle peut se retourner contre vous — la société peut prétendre avoir répondu en ligne, ou ne retenir que les questions confortables. Prenez-la de vitesse : capture d’écran datée de la page questions-réponses, conservation de l’avis de réception, du procès-verbal de l’assemblée et de toute réponse écrite. Une question ignorée n’a de valeur que si vous pouvez prouver qu’elle a été posée et laissée sans réponse. C’est ce dossier qui servira si vous devez passer à l’étape suivante.

Vos modèles de questions écrites

Reprenez le modèle correspondant à votre situation. Tout ce qui figure entre crochets est à compléter.

Modèle 1 — Question écrite préalable à l’assemblée (SARL)

Société [dénomination], SARL au capital de [montant], [siège social] À l’attention de Monsieur/Madame le Gérant [Lieu], le [date] — Lettre recommandée avec avis de réception

Madame, Monsieur,

En ma qualité d’associé de la société [dénomination], détenant [nombre] parts sociales, au visa de l’article L. 223-26 du Code de commerce et après communication des documents préalables à l’assemblée générale ordinaire convoquée pour le [date], je vous adresse les questions écrites suivantes, auxquelles vous êtes tenu de répondre au cours de cette assemblée :

1. [Question précise, en lien avec la gestion ou un point de l’ordre du jour] 2. [Question précise]

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom et signature]

Modèle 2 — Question écrite préalable à l’assemblée (SA)

Société [dénomination], SA au capital de [montant], [siège social] À l’attention de Monsieur/Madame le Président du conseil d’administration [ou du directoire] [Lieu], le [date] — Lettre recommandée avec avis de réception

Madame, Monsieur,

En ma qualité d’actionnaire de la société [dénomination], détenant [nombre] actions, et au visa de l’article L. 225-108 du Code de commerce, je vous adresse, avant l’assemblée générale convoquée pour le [date], les questions écrites suivantes, auxquelles le conseil d’administration [ou le directoire] est tenu de répondre au cours de l’assemblée :

1. [Question précise] 2. [Question précise]

Vous trouverez ci-jointe l’attestation d’inscription de mes titres en compte. La présente vous est adressée au plus tard le quatrième jour ouvré précédant l’assemblée.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom et signature]

Modèle 3 — Question d’alerte sur la continuité de l’exploitation (SARL ou SA)

Société [dénomination], [forme] au capital de [montant], [siège social] À l’attention de Monsieur/Madame le Gérant [SARL] / le Président du conseil d’administration ou du directoire [SA] [Lieu], le [date] — Lettre recommandée avec avis de réception

Madame, Monsieur,

En ma qualité d’associé non gérant [SARL] / d’actionnaire détenant au moins 5 % du capital social [SA] de la société [dénomination], et au visa de l’article L. 223-36 [SARL] / L. 225-232 [SA] du Code de commerce, je vous pose par écrit les questions suivantes, portant sur des faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation :

1. [Fait précis — opération, situation financière, engagement, etc.] 2. [Fait précis]

Je vous rappelle que votre réponse doit être communiquée au commissaire aux comptes.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom et signature]

Modèle 4 — Question sur la gestion sociale (société civile / SCI)

Société [dénomination], société civile au capital de [montant], [siège social] À l’attention de Monsieur/Madame le Gérant [Lieu], le [date] — Lettre recommandée avec avis de réception

Madame, Monsieur,

En ma qualité d’associé de la société [dénomination], et au visa de l’article 1855 du Code civil, je vous pose par écrit les questions suivantes, relatives à la gestion sociale, auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d’un mois :

1. [Question précise sur la gestion] 2. [Question précise]

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom et signature]

Le dirigeant ne répond pas, ou répond à côté : ce que vous pouvez vraiment faire

C’est ici que la plupart des associés se trompent de cible. Ils croient qu’une question restée sans réponse leur ouvre l’annulation de l’assemblée. C’est faux dans la quasi-totalité des cas.

Distinguez d’abord ce que le texte sanctionne et ce qu’il ne sanctionne pas. En SARL, la délibération prise en violation du droit de communication des documents peut être annulée (art. L. 223-26 C. com.). Mais depuis le 1er octobre 2025, la réforme des nullités en droit des sociétés a resserré la condition : la nullité d’une décision sociale ne peut plus être prononcée que si trois conditions cumulatives sont réunies — un grief, une influence de l’irrégularité sur le sens de la décision, et des conséquences non excessives pour l’intérêt social (art. 1844-12-1 C. civ.).

C’est la deuxième condition qui scelle le sort de votre question. Une question restée sans réponse n’a, à elle seule, presque jamais « influencé le sens de la décision » : le vote aurait été le même. Et même lorsque l’obligation de répondre existe bel et bien, l’associé n’obtient rien sans démontrer un préjudice personnel ou social : les juges du fond rejettent les demandes qui se contentent d’invoquer le silence du dirigeant. Comptez donc sur la question écrite comme moyen de pression et constructeur de preuve, jamais comme arme de nullité.

Réforme du régime des nullités en droit des sociétés et triple test : tout comprendre

Vos vrais leviers sont ailleurs, et ils s’enchaînent. Si l’on vous refuse les documents sociaux, saisissez le président du tribunal en référé pour qu’il enjoigne au dirigeant de les communiquer, sous astreinte, les frais restant à sa charge (art. L. 238-1 C. com. pour les sociétés commerciales ; référé de droit commun pour la société civile). Si le silence ou les réponses évasives confirment vos soupçons sur une opération précise, la voie suivante est l’expertise de gestion, qui contraint à l’examen d’une opération déterminée — et qu’il ne faut pas confondre avec l’expertise in futurum de l’article 145. Si une décision a été votée dans des conditions irrégulières, reste l’action en nullité des délibérations sociales, voire la démonstration d’un abus de majorité.

Le conseil qui change tout : quand vous soupçonnez une gestion douteuse, ne vous contentez pas de la question préalable à l’assemblée, dont la réponse se perd dans le procès-verbal. Posez la question d’alerte sur la continuité de l’exploitation (L. 223-36 en SARL, L. 225-232 en SA). Sa réponse doit être transmise au commissaire aux comptes : vous créez ainsi une trace externe, sortie des mains du dirigeant, qui pèsera bien plus lourd que dix questions noyées en assemblée.

Associé et actionnaire minoritaire : comment se défendre ?

Ce que la règle ne dit pas, c’est comment l’articuler avec votre situation : le bon mécanisme dépend de la forme de votre société, de votre pourcentage, de l’existence d’un commissaire aux comptes et de ce que vous cherchez réellement à obtenir. Les faits commandent la stratégie autant que le droit — et c’est précisément là qu’intervient l’avocat.

Valentin Simonnet est avocat au Barreau de Paris. Il intervient en contentieux des affaires et en droit pénal des affaires.

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